RÉSUMÉ • Introduction: Au Liban, la pratique du don d’organes post mortem (DOPM) fait face à plusieurs défis et la pénurie d’organes reste prédominante. Le corps médical joue un rôle primordial dans ce processus. Le but de cette étude est d’analyser les opinions du corps médical vis-à-vis du DOPM, d’étudier les connaissances des internes et des résidents et de déterminer les facteurs influant le DOPM.

Méthodes : Étude transversale observationnelle menée de mai à juin 2018, au cours de laquelle un questionnaire a été partagé avec les internes (I), résidents (R) et médecins (D) du Centre hospitalier universitaire (CHU) de l’Hôtel-Dieu de France, à Beyrouth.

Résultats: 254 réponses ont été recueillies (I: 83, R: 91, D: 80). Une majorité est en faveur du DOPM; 25% des internes et résidents connaissent le bon diagnostic et 41% la bonne définition clinique de la mort encéphalique. La religion, la peur de l’annonce de la mauvaise nouvelle et  le manque de connaissances ont été associés à des attitudes plus négatives envers le DOPM. Discussion : Le corps médical est plutôt favorable au DOPM, mais n’a pas validé cet avis. Les connaissances des internes et des résidents sont faibles. Notons que le fait d’avoir des connaissances jugées suffisantes favorise un avis positif vis-à-vis du DOPM.

Mots-clés: don d’organes; mort encéphalique; transplantation

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